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Selon l'Association algérienne de la lutte contre la corruption :
« La nouvelle commission servira au président pour régler ses comptes »

L'Association algérienne pour la lutte contre la corruption, AACC, a qualifié de « non évènement » le discours prononcé par le président de la République, notamment dans son volet relatif à la création d'une commission pour la lutte contre la corruption. L'AACC s'est interrogée sur l'intention de la création d'une telle commission, qui « vise probablement l'enterrement » de l'instance gouvernementale pour la prévention contre la corruption, contenue dans la loi du 20 février 2006, et qui n'est jamais vu le jour.
Contacté par nos soins, le porte-parole de l'AACC, M. Djilali Hadjdj, a indiqué que ce qui a été annoncé par le président de la République, lors de son discours d'ouverture de l'année judicaire, concernant la création d'une commission pour la lutte contre la corruption, et le détournement de l'argent public, s'ajoute aux autres discours officiels qui ont abordé ce thème et qui n'ont eu jamais eu de suites tangibles sur le terrain. Selon M. Hadjadj, la lutte contre la corruption n'a pas besoin d'une commission spéciale, mais nécessite des mesures à long terme. Il a qualifié la déclaration du président de la République de « vague », car il ne spécifie ni la date de son installation, ni ses missions, ni sa consistance.
Par ailleurs, le porte-parole de l'AACC a indiqué que le projet dévoilé récemment par le Chef de l'Etat n'est pas inclus dans la loi du 20 février 2006, qui institue la création d'une instance gouvernementale pour la lutte contre la corruption. Il a ajouté que les algériens intéressés par le recul de la corruption « attendent l'installation de cette instance depuis trois ans ». Qu'est-ce qui empêche le président de procéder à son installation ? Est-ce que le président de la République n'est pas indépendant de procéder de la sorte ? Ou bien, s'oppose-t-il carrément à la création de cette instance ? S'interroge le même interlocuteur.
Selon l'analyse faite par porte-parole de l'AACC, le souhait du président de la République de créer une commission spéciale pour la lutte contre la corruption « traduit son intention de procéder à sa dissolution quand il le juge utile, puisqu'il bénéficiera d'une immunité contre toutes barrières juridiques et organisationnelles, ce qui lui permet aussi l'utiliser comme un moyen pour le règlement de ses comptes avec n'importe quelle partie qui s'oppose à lui ».


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# Posté le dimanche 08 novembre 2009 12:57

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Je trouve que l'on accuse un peu trop vite et trop souvent les parents, même si je reconnais que parfois c'est leur faute, il ne faut pas faire une généralité. On ne connaît pas ses enfants, je veux dire par là que certains sont des anges de face et derrière votre dos deviennent des diables ! La politesse, le savoir-vivre ils ne savent plus qu'est-ce que c'est ! La vie va trop vite même pour eux, à 4 ans un ordi, à 6 un gsm, à 10 un vélo, 16 un scooter et 18 une voiture, ils font l'amour (enfin je me comprends) à 12, fume leur première cigarette à 10, la première bouteille d'alcool à 14 etc etc etc Bref ils (elles) ont à peine 20 ans et ils (elles) ont déjà tout connu ! Alors vous pensez le respect de l'autre, du prof, des parents, de la famille, ils (elles) s'en tapent le coquillard ! On a changé l'enseignement, on a voulu donné plus de liberté d'expression et bien voilà, où nous nous exprimions poliment, eux s'expriment avec leurs poings... Le système est mal foutu, je n'aurai jama

On se plaignait que l'éducation pouvait parfois être "dure", mais tout le monde avait une éducation. Maintenant, les profs n'ont plus le droit de rien dire, se font taper par les parents, copains des élèves et si ils ripostent se font sanctionner. Dans de telles conditions, il est impensable d'arriver à un résultat. Tout va à l'encontre de l'éducation efficace, les lois sont toutes derrières les pauvres petits bambins qui savent qu'ils ont carte blanche pour imposer leurs règles.

La politesse chez 85% des jeunes élèves celà n' est plus dans l' actualité grace aux parents et la dite justice!. Que de violences dans nos rues, à l' écoles, dans tous les sports. Et pour le tous ....AH....les copains des crapules oui qui films avec leurs GSM pour le passée sur le P.C. Merci les Papa, les Maman, Les juges.
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# Posté le dimanche 08 novembre 2009 12:56

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Bien faire et laisser braire

Par Saïd Lacète


Maintenant que le GSP est champion d'Afrique de handball, solutionnons certains complexes théoriques qui restent toujours d'actualité dans les méninges de ceux qui, continuellement, aiment bien parler de l'absence des clubs égyptiens et tunisiens lorsque les Algériens y prennent part.
D'après ce que j'ai vu à Yaoundé, je déduis aujourd'hui qu'il était sage pour nos amis de Tunisie et d'Egypte de faire, encore une fois, l'impasse sur cette 31e édition de la coupe d'Afrique des clubs champions.
La raison ? Je vous la donne. Les équipes africaines présentes à Yaoundé comme Kaburscorp et Primeiro d'Angola, Minuh et le Sahel du Cameroun, pour ne citer que celles-là, auraient fait une bouchée de ces formations absentes que certaines têtes pensantes du hand algérien en ont fait une idylle pour ne pas dire idole.
L'Afrique noire du handball a progressé, le cerveau «blanc» des observateurs d'ici non.
A partir d'Alger, le sacre du GSP est passé comme une lettre à la poste. «Bien sûr, il n'y a pas les Touanssa et les Massrya», dit-on.
A partir de Yaoundé, il fallait avoir un bon poste pour rédiger sa lettre. Ah oui, tout à fait le contraire de ce que l'on pense à Alger !
Tiens, on n'a pas parlé des conditions d'hébergement et de restauration du GSP durant son séjour à Yaoundé.
Privée de dîner à deux reprises pour des raisons obscures sans parler de beaucoup d'autres trucs, l'équipe du GSP n'a pas raté son dessert puisqu'elle s'en est bien servie avec les équipes qu'elle avait rencontrées. Au fait, savez-vous quelle chanson chantaient les joueurs du GSP juste après leur sacre ? Eh bien c'est «inchAllah ya rabi, l'Algérie qualifiée». Une manière de souhaiter bonne chance aux Fennecs le 14 membre au Caire.
Quel patriotisme ! N'est-ce pas Messieurs les observateurs ?
S. L.
saidlacete@hotmail.com
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# Posté le dimanche 08 novembre 2009 12:54

CPE

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# Posté le samedi 31 octobre 2009 16:42

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# Posté le samedi 31 octobre 2009 16:22

Sanshou

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# Posté le samedi 31 octobre 2009 16:06

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Aïn-Témouchent
Les productions viticoles et de pois chiche en hausse




La wilaya d'Aïn-Témouchent s'est distinguée, à l'issue de la campagne agricole 2008/2009, en matière de productions viticoles et en pois chiche, occupant les premières places au niveau national dans ces spéculations, a-t-on appris de la Direction des services agricoles (DSA). La wilaya a enregistré une production de 437.000 qx de raisin, dont 239.000 qx de vigne de cuve et 207.000 qx de vigne de table, et 40.000 qx de pois chiche, a précisé la même source. De multiples facteurs ont favorisé ces résultats, a-t-on expliqué en citant notamment l'excellente pluviométrie (plus de 500 mm), les avantages accordés aux producteurs dans plusieurs domaines et la célérité dans le paiement des fellahs. Aïn-Témouchent est classée à la 20ème position sur 46 wilayas en matière de production céréalière avec 1.298.300 qx, dépassant de 198.000 qx les objectifs de 1.100.000 qx fixés par le contrat de performance, selon la DSA. Pour les légumineuses (69.000 qx) la wilaya a, également, dépassé de 6.000 qx les objectifs du contrat de performance (63.000 qx). En plus des pois chiche, il a été enregistré 12.000 qx de fèves, 11.000 qx de pois secs et 6.000 qx d'haricots secs. Dans ce contexte, la célébration jeudi de la journée nationale de vulgarisation agricole a vu la distinction de six producteurs céréaliers, dont trois de consommation et trois de multiplication. A cette occasion, le président de la Chambre agricole a souhaité, pour sa part, l'extension des contrats de performance à d'autres spéculations, dont la production laitière, avicole et autres, pour encourager les fellahs à redoubler d'efforts et atteindre l'autosuffisance alimentaire. Egalement présent, le représentant local de la Banque de l'agriculture et du développement rural a rappelé que la wilaya est concernée par environ 1.700 dossiers d'effacement de dettes d'agriculteurs représentant un montant de 1,4 milliard de dinars. S'agissant du crédit RFIG, 40 dossiers totalisant une enveloppe de 15 millions de dinars ont été avalisés durant la campagne agricole 2008/2009. Dans sa communication sur ce crédit sans intérêts, le représentant de la BADR a signalé que d'importantes mesures ont été prises au titre de la présente campagne, notamment l'ouverture de deux guichets uniques à Aïn-Témouchent et Hammam Bouhadjar. La célébration de cette journée a également marquée par le coup d'envoi officiel de la campagne agricole 2009/2010. R.R.



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# Posté le samedi 31 octobre 2009 10:29

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près l'interdiction de la marchandise non conteneurisée
Le port d'Alger paralysé

L'activité, jadis intense, du quai nord du port d'Alger est morte depuis jeudi dernier. Les 6 à 8 navires qui y déchargeaient de la marchandise quotidiennement n'y accostent plus. Quelque 600 ouvriers journaliers ont déjà perdu leur emploi, en attendant 500 autres à moyen terme. Les dix postes d'accostage du quai nord du port d'Alger sont, depuis le week-end dernier, à l'abandon. Les navires qui y accostaient sont, depuis le 1er octobre, interdits d'accès. Du coup, 600 ouvriers journaliers sont au chômage alors que 150 chariots de petit tonnage acquis au prix fort par l'Entreprise portuaire d'Alger (Epal) sont à l'arrêt.


Ce sont là les premières retombées d'une décision prise à la hâte par le ministère des Transports pour régler le problème de la congestion de la rade, alors que celle-ci reste aussi encombrée qu'avant. En effet, hier, 11 porte-conteneurs attendaient toujours le feu vert pour une mise à quai, certains depuis le 9 septembre dernier. L'exiguïté du terminal à conteneurs et la lenteur des procédures de contrôle aux frontières font que le débarquement et la livraison des marchandises dépassent largement les 20 jours, voire un mois, créant ainsi une situation de congestion de la rade. Le traitement des navires a de tout temps été plus rapide pour ce qui est de la marchandise non conteneurisée, au point qu'elle était débarquée directement sur les camions et livrée dans un délai maximum de 3 ou 4 jours.

Il est vrai, reconnaissent les usagers du port, que l'Etat a le droit de faire profiter les autres entreprises portuaires de la manne financière du commerce extérieur, encore faut-il que celles-ci soient dotées de moyens humains et matériels suffisants. Les agents consignataires ont été d'ailleurs surpris de la lenteur des procédures de contrôle aux frontières ou de dédouanement, qui se fait toujours de manière archaïque. Si le port de Mostaganem est dépourvu du minimum de moyens, celui de Djendjen, très mal protégé, est très souvent consigné à cause du vent. En dépit des mises en garde de nombreux spécialistes sur les conséquences néfastes pour les petits industriels du centre du pays, du transfert de la marchandise non conteneurisée vers des ports lointains, le ministère des Transports a maintenu sa décision. Vendredi dernier, Amar Tou a chargé son secrétaire général, dépêché au port d'Alger, de veiller au strict respect de « sa » mesure. Dans ce cadre, de nombreux navires arrivés 48 heures avant la date butoir ont été pris de court : le port d'Alger les a dirigés vers d'autres structures portuaires. Les travailleurs sont, pour leur part, dans le désarrois le plus total, dans un environnement social en pleine ébullition et au bord de l'explosion.

La demande d'audience adressée au ministre il y a des mois, attend toujours une suite, alors que la requête déposée sur le bureau de Gestramar (le holding) est restée lettre morte. Les travailleurs sont pour l'instant pris de panique en raison de la perte vertigineuse des emplois. Ils savent que l'Epal ne pourra pas renouveler rapidement leurs contrats de travail aux 600 journaliers qui exerçaient au quai nord et à 500 autres employés dans les mois à venir. Sur ce quai, faut-il le rappeler, se concentraient 30% des activités de l'entreprise, représentant un gain annuel de 3 milliards de dinars sur les 7 milliards de dinars de chiffre d'affaires du port. Etant donné qu'il ne peut être utilisé pour d'autres activités, le quai nord va automatiquement mourir, engendrant un manque à gagner mais aussi la mise à mort de nombreuses petites et moyennes entreprises, du Centre, incapables de prendre en charge les coûts élevés de la conteneurisation de la marchandise ou de son transport depuis leur port de débarquement. En attendant, en dépit des appels de détresse, les autorités continuent à faire la sourde oreille.

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# Posté le samedi 31 octobre 2009 10:27

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McChrystal : «Comment nous
allons gagner en Afghanistan»
Propos recueillis à Kaboul par Renaud Girard
29/09/2009 | Mise à jour : 01:23 | Commentaires 88 | Ajouter à ma sélection
«Cette guerre est une confédération d'insurrections. Leur seul ciment, c'est la haine du gouvernement en place», explique le général McChrystal. (Crédits photo : D. Goldman / pour Le Figaro)
«Cette guerre est une confédération d'insurrections. Leur seul ciment, c'est la haine du gouvernement en place», explique le général McChrystal. (Crédits photo : D. Goldman / pour Le Figaro)
INTERVIEW EXCLUSIVE - Le général Stanley McChrystal, commandant en chef américain en Afghanistan, explique que c'est en protégeant la population afghane que sera gagnée la guerre contre les talibans.


LE FIGARO. - Les Occidentaux ont désormais plus de 100 000 soldats en Afghanistan. Pouvons-nous gagner cette guerre ?
GénéralMcCHRYSTAL. - Oui, nous le pouvons.

Comment ?
C'est le peuple afghan qui décidera qui gagnera cette guerre. L'État afghan et l'armée afghane sont les forces qui, en fin de compte, emporteront la décision. Nous, les Occidentaux, nous devons être leurs loyaux partenaires. Nous pouvons gagner car les talibans et les autres groupes d'insurgés ne constituent pas une force politique irrésistible. Ils ne sont que le résultat de la faiblesse de l'État afghan. À nous de convaincre la population de ne pas soutenir l'insurrection.

Vous avez demandé des renforts. L'ambassadeur russe à Kaboul, Zamir Kaboulov, dit que lorsque les Soviétiques avaient «5 000 hommes, pas de problème ; 140 000 hommes, beaucoup de problèmes». Y a-t-il une loi mathématique Kaboulov en Afghanistan?
Je connais personnellement Zamir, c'est l'un des hommes qui connaissent le mieux l'Afghanistan, pour avoir passé 17 années ici. Il m'a livré ses réflexions, qui m'ont été très utiles. Je ne pense pas que sa loi s'applique à la situation actuelle. L'Armée rouge était considérée comme une force d'occupation, cherchant à transformer brutalement la société afghane. Quand le roi Amanullah a essayé de moderniser le pays pendant les années 1920, il s'est heurté à une révolution en 1929. Les Soviétiques étant vus comme un corps étranger, ils ont cimenté contre eux toutes les tribus afghanes. Je ne crois pas que la population afghane nous perçoive comme elle considérait les Soviétiques.

Vous parlez d'afghaniser la guerre. Ce sont les Russes qui avaient inventé le concept d'«afghanisation de la guerre». Qu'est-ce qui vous différencie d'eux ?
En réalité les Soviétiques et l'armée afghane qu'ils avaient formée ont été rejetés par la population comme illégitimes. Ils ont provoqué un soulèvement en masse contre eux. Nous, c'est différent : nous devons faire en sorte que les forces de sécurité afghanes deviennent responsables de cette guerre. C'est à elles de la gagner ou de la perdre ; notre responsabilité est de leur donner les meilleures chances de gagner.

Vous avez remis au Pentagone votre rapport stratégique et votre mémorandum sur les effectifs. Quelles réponses avez-vous reçues de Washington ?
Je me trouve dans la meilleure situation possible : on m'a donné toute liberté pour m'exprimer. Lorsqu'il m'a été demandé d'indiquer le nombre souhaitable de soldats en Afghanistan, on m'a explicitement exonéré de toute contrainte de politique intérieure américaine. Ces deux rapports vont maintenant faire l'objet d'un débat politique, qui prendra en compte des dimensions stratégiques plus larges. Quelles que soient les décisions qui seront prises au niveau politique, nous les exécuterons.

Vous avez dit que cette guerre était depuis 2001 comme un empilement de huit guerres successives, sans qu'aucun enseignement n'ait été tiré. Que préconisez-vous ?
Notre premier devoir, c'est l'humilité. La situation afghane est excessivement complexe : nous avons tous encore beaucoup à apprendre. Nos officiers doivent progresser dans la connaissance des langues et des moeurs de ce pays. Nous devons nous rapprocher de la population en nous débarrassant de tous ces blindages et autres gilets pare-éclats. Nos hommes doivent mieux connaître l'histoire et la culture afghanes, afin de mieux agir de concert avec leurs camarades afghans.

Les armées occidentales ne se sont-elles pas trop «bunkérisées», se coupant de la population afghane ?
Il y a la responsabilité normale de nos hommes politiques et de nos généraux de protéger la vie de leurs soldats. Mais il y a aussi l'obligation de remplir la mission. En sortant davantage, en allant à la rencontre de la population afghane, nous assurerons à long terme une protection plus efficace de nos hommes. En fait, c'est la population elle-même, et non pas nos camps retranchés, qui nous donnera à l'avenir le plus de sécurité.

Comment caractérisez-vous cette insurrection ?
C'est une confédération d'insurrections, avec des buts politiques différents. Il y a les talibans historiques, le groupe Haqqani, le Hezb Islami de Gulbuddin Hekmatyar et d'autres groupuscules épars. Leur seul ciment, c'est leur haine du gouvernement en place. Les talibans ne sont pas aimés dans la population. Ils n'ont pas de programme politique crédible et pas de leader charismatique ; leur seul terreau, c'est la frustration d'une partie de la jeunesse, au chômage.

N'y a-t-il pas une erreur stratégique à confondre la lutte contre le terrorisme islamiste international et une insurrection nationaliste ?
Vous avez raison : il y a ici des éléments de groupes terroristes transnationaux comme al-Qaida et des groupes authentiquement locaux comme les talibans. Ils sont distincts, mais ils entretiennent des liens entre eux. La stabilité du Pakistan et de l'Afghanistan est cruciale pour le monde entier. Et tous ces groupes islamistes la menacent, qu'ils soient locaux ou transnationaux.

Pourriez-vous résumer votre nouvelle stratégie ?
Revenons aux leçons données par les Français Lyautey et Galula en matière de contre-insurrection ! Notre affaire, ce n'est pas de tuer le maximum de talibans, mais de protéger la population. Il faut qu'elle réalise que notre seule préoccupation est de la protéger. Autant contre l'ennemi que contre le mal que nos armes peuvent lui infliger involontairement. Sur le terrain, nos forces doivent montrer plus de respect envers la population. Notre principal effort militaire doit être le développement des forces de sécurité afghanes. Il faut accroître les effectifs de la police et de l'armée (ANA) et améliorer leur professionnalisme, leurs équipements et leur entraînement. Changement significatif, la manière que nous proposons pour y arriver, c'est de faire ce que j'appelle du embedded partnering (partenariat intégré). Rassembler les unités. Votre célèbre Légion étrangère ne doit pas aller seule au combat. Une bonne opération, c'est quand deux sections de légionnaires partent au combat avec deux sections de l'ANA. Les légionnaires vont apporter leur professionnalisme, leur technologie, leur expérience, leur allant et les Afghans leur connaissance de la société et des guerres qui se sont déroulées dans ce pays. Il se créera alors une synergie. Ensemble, ils seront plus forts. Le dernier volet de ma stratégie, c'est de définir des priorités. On ne peut pas prétendre contrôler la totalité du territoire en même temps. Tous les districts ne requièrent pas le même degré de sécurité, au même moment. On doit sélectionner les régions les plus densément peuplées, leur apporter la sécurité, afin que le développement et la gouvernance aient de réelles chances. Nous ne pouvons plus nous permettre de conquérir un territoire par une opération éclair et puis nous en aller. Car les talibans arriveraient juste après pour punir les habitants ayant travaillé avec nous. Lorsque nous attaquons, nous devons rester, jusqu'à ce que les forces afghanes et la gouvernance soient assez fortes pour faire échec aux insurgés.

Bénéficient-ils toujours du sanctuaire pakistanais ?
Oui. À partir du moment où vous avez une frontière aussi longue, montagneuse et difficile que la ligne Durand, il est impossible de la rendre étanche. Des deux côtés, vous avez les mêmes tribus pachtounes. Les gens circulent de tout temps des deux côtés de cette ligne. Comme dans beaucoup d'exemples historiques d'insurrection, celle-là a la possibilité de se réfugier de l'autre côté d'une frontière internationale.

Quelles sont vos relations avec le général Kayani, patron de l'armée pakistanaise ?
Excellentes. On se voit très souvent en tête-à-tête. C'est un soldat expérimenté et nous comparons nos expériences de chaque côté de la frontière. Kayani a élaboré une véritable stratégie. Pour réussir sa contre-insurrection dans les Zones tribales, il a compris l'importance d'informer la population pakistanaise. Dans les guerres modernes, il est devenu vital que les buts de votre action et la façon dont vous la menez soient bien compris par la nation que vous servez.

Avons-nous fait des progrès sur le terrain, où, quand et comment ?
Le terrain important que nous devons sécuriser, ce sont les gens. Ce que nous avons fait au cours des derniers mois, c'est notre percée tout le long de la rivière Helmand, une zone où les talibans jouissaient d'une forte influence. Nous y sommes allés avec l'armée afghane. Et cette fois la population sait qu'on ne l'abandonnera pas.

Vous avez 3 000 Français sous vos ordres. En tant que général en chef, quel jugement portez-vous sur l'armée française ?
Je suis un grand admirateur de l'armée française, dont j'ai étudié le travail contre-insurrectionnel en Indochine et en Algérie. J'ai rendu visite à deux bataillons français. Ce sont des soldats hautement professionnels et dédiés à leur mission. Les officiers français et moi partageons exactement les mêmes idées quant aux tactiques de contre-insurrection. On repère un groupe de dix insurgés loin dans la montagne : si onarrive à en tuer deux, on risque de se retrouver avec un groupe de vingt, car six cousins de chacun des tués auront décidé de prendre les armes pour les venger. La bonne stratégie consiste à isoler les insurgés de la population, et l'insurrection s'éteindra d'elle-même.

Avez-vous un message pour le peuple français ?
Ce n'est pas une guerre pour conquérir un territoire, pour s'enrichir ou nous protéger au sens le plus immédiat : nous nous prémunissons contre al-Qaida par mille autres moyens. En fait, c'est une guerre dédiée à un peuple qui a besoin d'aide. Je suis fier d'en être. Et je crois que la France aussi.

Le général McChrystal, un expert de la lutte contre-insurrectionnelle

Commandant en chef des forces américaines et de l'Otan (Isaf) en Afghanistan depuis juin 2009, le général d'armée Stanley McChrystal, 55 ans, n'est pas un nouveau venu dans le domaine de la guerre contre-insurrectionnelle. En 2002, il fut le chef d'état-major du corps expéditionnaire américain en Afghanistan ; et de 2003 à 2008, il commanda le corps des forces spéciales des États-Unis. Situé en plein c½ur de Kaboul, protégé des attentats suicides par d'énormes chicanes en béton, son quartier général est une tour de Babel de 2 300 hommes, où l'on croise des officiers d'une quarantaine de nationalités. Le responsable des plans et de la stratégie est un général de brigade français, issu du génie parachutiste.

Chaleureux, souriant, précis dans son propos, le général McChrystal est tout le contraire d'un commandant en chef arrogant.
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# Posté le samedi 31 octobre 2009 10:25

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estion des eaux et projets dans l'hydraulique : les Coréens veulent bousculer les Français
Par merouane mokdad , le 05/10/2009 | réactions : 5

Les entreprises coréennes spécialisées dans l'eau suivent de près l'évolution des relations entre les autorités algériennes et le groupe français Suez qui gère actuellement les eaux d'Alger. Depuis quelques jours, cette gestion suscite des critiques au sein du gouvernement et de la classe politique. Il est reproché à Suez d'avoir négligé deux aspects importants du contrat signé en 2005 : l'assainissement et la formation. De plus, la déperdition des eaux demeure toujours importante à Alger, avec un taux de 26% pour l'année en cours. Sans compter les coupures qui affectent régulièrement certains quartiers de la capitale.

« Nous sommes fortement intéressés par la gestion des ressources hydriques en Algérie mais également par la construction de barrages », a confié à TSA une source diplomatique coréenne à Alger.

Mercredi, Abdelmalek Sellal est attendu à Séoul pour un important accord de partenariat avec la Corée du Sud. Il portera, entre autres, sur des programmes de formation pour les cadres algériens et sur les projets d'infrastructures. Les algériens comptent sur le savoir-faire technologique coréen pour mettre à niveau les entreprises nationales en vue de prendre en charge dans les dix prochaines années les grands projets hydrauliques.

Dimanche, le ministre des Ressources en eau avait annoncé à la radio qu'une enveloppe financière estimée comprise entre 15 et 16 milliards de dollars sera dégagée dans les cinq prochaines années pour les projets hydrauliques. L'Algérie prévoit notamment la construction de 19 barrages et de 15 stations de dessalement d'eau de mer. Certains projets sont déjà en cours de lancement.

Peu satisfaits par la gestion de Suez à Alger et des débuts de la Marseillaise des eaux à Constantine, les pouvoirs publics semblent décidés à ouvrir le marché à d'autres partenaires dont la Corée du Sud et les Etats-Unis. Le renouvellement des contrats pour les entreprises françaises n'est plus garantie. Surtout que les relations entre Alger et Paris passent par une zone de forte turbule
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# Posté le samedi 31 octobre 2009 10:24